Cours sur: LES INTERACTIONS SOCIALES
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LES INTERACTIONS SOCIALES
VALÉRIE SAINT-DIZIER DE ALMEIDA
PR EN PSYCHOLOGIE - UNIVERSITÉ DE LORRAINE
Un objet au cœur de l'émergence de la psychologie sociale
Années 30: Mead (être social) : c'est grâce et à travers les échanges (interactions langagières) avec les autres membres que l'Homme (<< être social ») va « intérioriser » les normes de cette société
40 – 60: Lewin (concept clé : interdépendance)
Années 60 : Etude des effets des interactions (impact des réseaux sur la performance et la satisfaction)
Sous l'influence de Vygostki, étude de l'impact des interactions sur les apprentissage (Gilly, Roux, Perret-Clermont, Mugny...)
- Les travaux de Bales (1950): approche des productions langagières : catégorisation des fonctions que les comportements accomplissent en situation de résolution de tâche à plusieurs
- Un vide comblé dans les années 90 (Trognon)
COMPRENDRE LES INTERACTIONS SOCIALES
=> UNE MEILLEURE COMPREHENSION DES PROCESSUS COMMUNICATIONNELS
Ref à la philosophie du langage, aux sciences du langage, ethnométhodologie linguistique
QU'EST-CE QUE COMMUNIQUER?
LE MODÈLE DU CODE (SHANNON & WEAVEI
[Image: Shannon (au tableau), mathématicien et ingénieur à la fois (coll. Nokia Bell Labs)]
COMMUNIQUER C'EST ENCODER ET DÉCODER DES MESSAGES
[Schéma: Modèle de Shannon et Weaver]
QU'EST-CE QUE COMMUNIQUER?
Modèle ostentivo-inférentiel
(Grice, 1979 ; Sperber & Wilson, 1986):
Communiquer, c'est faire reconnaître une intention de sens
Un même contenu peut porter différents sens, c'est le contexte logique qui permet d'identifier ce que cherche à communiquer le locuteur
• Ex : mhm ça a l'air d'être bon (tarte sortie du four, émission culinaire à la TV)
Accès au sens car principe pertinence + mêmes processus d'inférence/implicatures + savoir mutuel (contexte logique)
[Image: Grice]
[Image: Dan Sperber]
[Image: Deidre Wilson]
DE LA COMMUNICATION À L'INTERACTION
En réf à Austin (1970)
Locutoire : le fait de dire (niveau de la locution)
Illocutoire : ce que l'on fait quand on dit (niveau actionnel) :
E = F(p) (formalisme de la théorie des adl, Searle & Vanderveken)
Perlocutoire : ce que l'acte va produite sur l'autre (niveau interactionnel)
Constatif vs performatif
[Image: Photo en noir et blanc d'un homme]
LA THÉORIE DES ACTES DE LANGAGE
En réf à Searle et Vanderveken (1988, 90)
Acte de langage : F(p)
Les composants de la Force illocutoire :
- But illocutoire : aspect intentionnel, ce qui est visé (ordre, assertif... + dir d'ajustement)
- Mode d'accomplissement : manière dont le locuteur doit atteindre le but
- Conditions de contenu propositionnel : contraintes syntaxico- sémantique qui pèse sur l'expression linguistique (+ présuppositions)
- Conditions préparatoires : représentent des états de choses, des propriétés du loc, de l'audi, de leurs relations, du monde) tenus pour vrais lors de la réalisation de l'acte
- Conditions de sincérité : le mode des états mentaux (désir, croyance, intention) que le locuteur devrait avoir en produisant l'acte
- Le degré de puissance et de force : détermine l'intensité de l'acte, des états mentaux exprimés
[Image: Photo de John Searle]
[Image: Photo de Daniel Vanderveken]
LA THÉORIE DES ACTES DE LANGAGE
En réf à Searle et Vanderveken (1988, 90)
- les conditions de réussite d'un acte
- les conditions de satisfaction d'un acte
Les lois logiques :
S => R
Trognon, Saint-Dizier (99)
Non S => Dou E
Ajout de DC à la taxonomie de Searle (Nicolle & Saint-Dizier de Almeida, V. (1999).
[Image: Photo de Trognon]
Dans les années 90 en psychologie de la communication, passage du monologisme (paradigme de la communicativité) au dialogisme/interactionnisme (paradigme de la communicabilité)
Apport de la posture épistémologique de l'ethnométhodologie linguistique et de la linguistique interactionniste (paradigme constructivite) notions de séquentialité, d'ethnométhodes, les pré-s (Levinson)
Couplée au formalisme de la théorie des actes de langage (Searle et Vanderveken)
LE MODELE DE L'ENCHAÎNEMENT CONVERSATIONNEL
Processus d'intercompréhension en 3 temps :
T1 L1 : adl 1 : une tentative de communication d'un sens
T2 L2 : adl 2 : traduit l'interprétation en acte de adl1
T3 L1 : adl 3 : permet de rectifier l'interprétation en acte de L2
On ne peut savoir au moment de l'énonciation si l'allocutaire a accédé au sens que l'on souhaitait communiquer, c'est la suite qui nous le dira et nous permettra de rectifier éventuellement.
Ghiglione, R., & Trognon, A. (1993). Où va la pragmatique ? Grenoble: PUG.
QU'EST-CE QUE COMMUNIQUER?
Le modèle de l'enchaînement conversationnel (Trognon et Brassac, 1992) :
Communiquer c'est co-construire du sens
- Le savoir mutuel n'est qu'une présomption
- C'est dans l'après-coup conversationnel que le sens se stabilse.
- Tn+1 : L1 : c'est simple !
- Tn+2a : L2 : oui, on sait que t'es le meilleur !!!
- Tn+2b : L2 : chouette, on pourra finir tôt !
- Tn+3a : L1 : eh ouais !
- Tn+3a' : L1 : mais non, c'était juste pour dire qu'on devrait vite avoir fini
L'ARCHITECTURE
Les communications comportent des composants articulés linéairement et hiérarchiques (Ecole de Genève, Roulet et al. 1985)
Ces articulations sont une matérialisation structurale du processus interactionnel.
Les notions : intervention, échange, acte de langage
Fonctions illocutoires : initiative, réactive, réactive initiative
Fonctions interactives : directrice, subordonnée
Structures hiérarchiques descendantes (formation) vs ascendantes (résol tâches créatives)
Structure hiérarchique ascendante.
On observe ces structures lorsque les énoncés exploitent comme prémisse, les énoncés produits antérieurement.
Exemple : résolution d'un problème arithmétique par un groupe d'élèves.
(....)
L1 : donc on a 120 livres et 2 bibliothèques comportant chacune 10 étagères
L2 : on fait 120 divisé par 10 ?
L1 : OK
L3 : ça fait 12
L2 : et maintenant on fait quoi ?
(....)
[Schéma: Une structure arborescente représentant un dialogue.]
Pour un exemple de structure hiérarchique descendante - cas où un énoncé est suspendu pour être argumenté, explicité, etc. cf. article sur ARCHE (la vente à domicile paru dans la revue Le Travail Humain, 2015, cf. la figure page 12 et son commentaire page 13).
L'étude des communications dans leur dimension relationnelle
- Le verbal
- Le para-verbal
- La gestualité
- Le faciès
- La posture
- Les vêtements
- Des gestes peuvent combler des déictiques, mais aussi avoir une fonction communicationnelle, les silences également.
La dynamique dépend :
- Du cadre institutionnel
vous voulez du pain, vous allez dans une boulangerie vs il est 19h30 elles toutes sont fermées vous accostez quelqu'un qui a trois baguettes à la main - Des statuts dans le contexte d'interaction
- De l'enjeu de l'interaction
- Du contrat de communication
- Du contexte en situation (physique + cotexte)
- Des interactants, l'image qu'ils cherchent à revendiquer..
...
Contrat de communication
- Un contrat par lequel les participants à une interaction acceptent tacitement un certain nombre de règles et de principes rendant possible l'interaction ; il permet à chaque interactant de se faire une idée sur ses droits, ses devoirs et ceux de l'autre (Charaudeau, 1983).
- Le contrat renseigne sur « ce qui peut être dit ou fait dans une situation donnée, de connaître les objets que l'on peut "mettre en communication" ainsi que la manière de le faire. » (Vion, 1992 : 74).
- Contrat externe implicite ou explicite
- Contrat coconstruit (Camus)
Parler c'est gérer une relation
- Ecole de Palo Alto (Watzlawick et al. années 70) : communiquer c'est interagir, c'est produire du contenu et gérer une relation.
- c'est accomplir des rôles (Flahaut, 1974) induit par un contrat de communication (Charaudeau, 80); les rôles se modifient, sont négociables (Linton, 83)
- C'est gérer les faces (image du moi) : (Goffman, 1973), les suites préférées (Levinson)
- La relation verticale : la gestion des rapports de place (Kerbrat-Orecchioni, 1988 cf après)
- La relation horizontale (proximité entre les membres) (Marcoccia, 2007)
Relation verticale
- « La notion de place renvoie à l'idée (...) qu'au cours du déroulement d'une interaction les différents partenaires de l'échange peuvent se trouver positionnés en un lieu différent sur cet axe vertical invisible qui structure leur relation interpersonnelle. On dit alors que l'un d'entre eux se trouve occuper une position "haute" de "dominant", cependant que l'autre est mis en position "basse", de "dominé" » (Kerbrat-Orecchioni, 1988 : 185).
- Pour instruire les rapports de places, Kerbrat-Orecchioni propose l'identification de taxèmes qui sont des indicateurs de places (Kerbrat-Orecchioni, 1988)
Relation horizontale
- La relation horizontale renvoie à la proximité ou à la distance qui s'établit entre les interlocuteurs et qui se matérialise à travers leurs échanges (Marcoccia, 2007).
- Identification de taxèmes marqueurs de la relation horizontale.
- Exemple de taxèmes :
- les pronoms d'allocution (tutoiement, vouvoiement, ...), les titres, les termes d'adresse sont des taxèmes renseignant sur les relations notamment socio-affectives ;
- les choix lexicaux, grammaticaux, syntaxiques... constituent des éléments pouvant instruire le style des échanges (familier, professionnel, intime, distant...)
Les émotions
- Il existe différentes typologies des affects (qui englobent émotion et sentiments) (Cahour et Lancry, 2011),
- les émotions basiques sont la peur, la joie, la colère, la tristesse, le dégout, la honte et la surprise.
- les émotions plus complexes : la confiance, la culpabilité, la frustration, le sentiment de puissance, de contrôle...
- les humeurs : elles sont en arrière-plan et peuvent durer plusieurs semaines, c'est un état affectif diffus
- les passions : sentiments intenses
Les émotions
- Les émotions se caractérisent généralement par :
- Leur valence (positive vs négative : agréable/désagréable, plaisir/déplaisir)
- Leur intensité : colère légère, grosse colère
Des recherches expérimentales montrent que :
- Les émotions préparent à l'action et orientent la prise de décision
- Influencent la créativité et le raisonnement
- Orientent les jugements et les évaluations
- Le rappel mnésique et la perception,
dans le sens d'une congruence positif/négatif : un état émotionnel positif engendre des jugements plus positifs, le rappel d'éléments positifs, la perception d'éléments positifs et favorise la coopération.
Résultats des études sur les émotions
- La gestion émotionnelle ne se surajoute pas à l'activité cognitive. Emotion et cognition interagissent (Van Hoorebeke, 2008) : les travaux de Damasio (1994) montrent que les émotions peuvent altérer le processus de prise de décision, Whalen et al. (1992) en fournissent une bonne illustration.
- L'impact de l'affect sur l'action et les activités cognitives et sociales est donc attesté « il s'agit désormais de travailler sur des situations complexes et des contextes écologiques pour préciser ces interactions entre affects et activité humaine complexe » (Cahour & Lancry, 2011).
Comment aborder les émotions
- Exemple la vente à domicile (Saint-Dizier de Almeida, 2015)
- Effet perlocutoire d'actions : susciter des émotions positives.
- Actions qui ont pour effet de susciter chez les clients des émotions basiques ou complexes
Ex :
- faire de l'humour => rire (émotion de base à valence positive (la joie)) à forte intensité
- regarder régulièrement et de manière bienveillante chacun de ses deux interlocuteurs, communique qu'il se préoccupe de leur compréhension, de leur adhésion => un sentiment de reconnaissance (ils se sentent considérés).
- rassurer les clients (c'est une petite étude et qu'il n'y a rien d'indiscret) => sentiment de confiance.
- préciser que les clients ont le choix => sentiment de contrôle
Références émotions
- Damasio A. (1994). L'erreur de Descartes : la raison des émotions. Paris : Odile Jacob.
- Cahour, B., & Lancry, A. (2011). Émotions et activités professionnelles et quotidiennes. Le Travail Humain, 74(2), 97-106.
- Saint-Dizier de Almeida, V. (2015) L'utilisation conjointe de l'observation et l'auto-confrontation à travers l'étude d'une vente à domicile. Le Travail Humain, 78(4), 307-334.
- Bourgeon, L., Debien, B., Ringeval J.-F., Chastres, V. & Vacher, A. (2021). Compétences émotionnelles et prise de décision médicale lors de la prise en charge simulée d'une urgence vitale pardes internes en médecine. Le travail Humain, 84/2, 139-16
LES INTERACTIONS SOCIALES (Pr. V. Saint-Dizier de Almeida, Université de Lorraine)
La psychologie sociale étudie les interactions. Dès les années 30, Mead conceptualise l'Homme comme "être social" internalisant les normes par les échanges langagiers. Les années 40-60 voient Lewin centrer ses travaux sur l'interdépendance, puis les études se focalisent sur l'impact des réseaux (années 60) et des interactions sur l'apprentissage (Vygotski, Gilly, Roux, Perret-Clermont, Mugny...). Bales (1950) catégorise les fonctions langagières en situation de résolution de tâche collective, un vide comblé par Trognon dans les années 90. Comprendre les interactions sociales mène à une meilleure appréhension des processus communicationnels, mobilisant la philosophie du langage, les sciences du langage et l'ethnométhodologie linguistique.
QU'EST-CE QUE COMMUNIQUER?
Le Modèle du Code (Shannon & Weaver) définit communiquer par l'encodage et le décodage de messages.
Le Modèle ostentivo-inférentiel (Grice, Sperber & Wilson) stipule que communiquer vise à faire reconnaître une intention de sens. Si le contenu est identique, le sens varie selon le contexte logique : l'accès au sens repose sur le principe de pertinence, les inférences/implicatures et le savoir mutuel.
DE LA COMMUNICATION À L'INTERACTION
Référence à Austin (1970) distinguant trois niveaux d'actes :
- Locutoire : le fait de dire.
- Illocutoire : l'action effectuée en disant ( selon Searle & Vanderveken).
- Perlocutoire : l'effet produit sur l'autre (niveau interactionnel).
LA THÉORIE DES ACTES DE LANGAGE (Searle et Vanderveken, 1988, 90)
L'acte de langage est formalisé par . La Force illocutoire comprend :
- But illocutoire : l'intention visée (ordre, assertif, etc.).
- Mode d'accomplissement : la manière d'atteindre le but.
- Conditions de contenu propositionnel : contraintes syntaxico-sémantiques et présuppositions.
- Conditions préparatoires : états tenus pour vrais lors de l'acte.
- Conditions de sincérité : états mentaux requis du locuteur.
- Degré de puissance/force : intensité de l'acte.
Sont également considérées les conditions de réussite et de satisfaction. Trognon et Saint-Dizier (1999) ont ajouté la notion de DC à la taxonomie de Searle.
Dans les années 90, la psychologie de la communication évolue du monologisme (communicativité) au dialogisme/interactionnisme (communicabilité). Ceci s'appuie sur l'ethnométhodologie linguistique et la linguistique interactionniste (constructivisme), intégrant des notions comme la séquentialité et les pré-s (Levinson), couplées au formalisme des actes de langage.
LE MODÈLE DE L'ENCHAÎNEMENT CONVERSATIONNEL
Ce modèle (Trognon et Brassac, 1992) définit communiquer comme la co-construction du sens en trois temps d'intercompréhension :
- T1 L1 : tentative de communication d'un sens (adl 1).
- T2 L2 : interprétation traduite en acte (adl 2).
- T3 L1 : rectification de l'interprétation (adl 3).
La stabilisation du sens se produit a posteriori, car le locuteur ne sait qu'avec la suite de la conversation si l'allocutaire a saisi le sens voulu.
L'ARCHITECTURE
Inspirée de l'École de Genève (Roulet et al., 1985), la communication présente des composants articulés linéairement et hiérarchiquement, reflétant le processus interactionnel (notions d'intervention, échange, acte de langage).
Les fonctions illocutoires sont : initiative, réactive, réactive initiative. Les fonctions interactives sont directrices ou subordonnées. Les structures sont descendantes (formation) ou ascendantes (résolution de tâches créatives). Les structures ascendantes exploitent les énoncés antérieurs comme prémisses, vues dans la résolution de problèmes arithmétiques de groupe.
DIMENSION RELATIONNELLE DE LA COMMUNICATION
La dynamique interactionnelle dépend du cadre institutionnel (ex: boulangerie vs demande d'aide dans la rue), des statuts, de l'enjeu, du contrat de communication, du contexte situationnel (physique et cotexte), et de l'image revendiquée par les interactants.
Le Contrat de communication (Charaudeau, 1983 ; Vion, 1992) est un accord tacite définissant les droits, devoirs et le "faisable" dans la situation. Il est externe (implicite/explicite) ou coconstruit.
PARLER C'EST GÉRER UNE RELATION
L'École de Palo Alto (Watzlawick et al., années 70) postule que communiquer produit du contenu et gère une relation. Cela implique d'accomplir des rôles induits par le contrat (négociables, Flahaut, Linton), de gérer les "faces" (image de soi, Goffman) et les suites préférées (Levinson).
La relation peut être verticale (rapports de place, dominant/dominé, taxèmes identifiés par Kerbrat-Orecchioni, 1988) ou horizontale (proximité/distance, Marcoccia, 2007). Les taxèmes horizontaux incluent les pronoms d'allocutions (tutoiement/vouvoiement) et les choix lexicaux qui définissent le style.
LES ÉMOTIONS
Les affects (émotion et sentiments) incluent les émotions basiques (peur, joie, colère, tristesse, dégoût, honte, surprise) et les plus complexes (confiance, culpabilité). Les humeurs sont des états diffus durables, les passions des sentiments intenses.
Les émotions se caractérisent par leur valence (positive/négative) et leur intensité. Elles préparent l'action, orientent la prise de décision, influencent la créativité et le rappel mnésique. Un état positif conduit généralement à des jugements, perceptions et coopérations plus positifs.
L'approche moderne montre que l'émotion et la cognition interagissent (Van Hoorebeke, 2008). Les travaux de Damasio (1994) confirment que les émotions modifient la prise de décision. Il est nécessaire d'étudier ces interactions dans des contextes écologiques complexes.
ABORDER LES ÉMOTIONS (Exemple : Vente à domicile, Saint-Dizier de Almeida, 2015)
L'objectif perlocutoire est de susciter des émotions positives. Des actions spécifiques génèrent des effets :
- Humour Joie (base, valence +).
- Regarder bienveillamment Sentiment de reconnaissance.
- Rassurer Confiance.
- Préciser le choix Sentiment de contrôle.