Cours sur: PROCESSUS TRAUMATIQUES
Copier ce cours dans Summry
PROCESSUS TRAUMATIQUES
POLYTRAUMATISÉS – POLYFRACTURÉS
[Image: Photo d'une salle d'opération avec du personnel médical.]
Pr. C.H. Flouzat-Lachaniette
C.H.U. Henri Mondor, Créteil
hm
HENRI MONDOR
[Image: Logo de l'hôpital Henri Mondor]
ORTHOPÉDIE
TRAUMATOLOGIE
CHIRURGIE DU RACHIS
UPEC
FACULTÉ
DE MÉDECINE
[Image: Logo de l'UPEC]
Polytraumatisés.
DOCUMENTS DE RÉFÉRENCE
- PPT des cours
- Processus traumatiques : Unité d'enseignement 2.4 Katy Le Neures
[Image: Couverture du livre "Les Essentiels en IFSI - UE 2.4 Processus traumatiques"]
Les documents de référence sont : les ppt du cours et le livre d'enseignement « les processus traumatiques unité d'enseignement 2.4 » de Katy Le Neures.
PLAN
[Image: Schéma d'un plan de ville.]
- Définitions, généralités
- Organisation des secours en France
- Le circuit du polytraumatisé
- Notions de prise en charge
- Surveillance IDE
[Image: Dessin humoristique d'un patient et de personnel médical.]
Dans un premier temps, nous rappellerons quelques définitions. Ensuite, nous parlerons de l'organisation des secours en France, du circuit du polytraumatisé, puis de sa prise en charge. Nous terminerons par le rôle de l'IDE dans la surveillance d'un patient polytraumatisé.
DÉFINITIONS, GÉNÉRALITÉS
[Image: Photo d'une voiture accidentée avec une personne debout à côté.]
Définitions et généralités.
DÉFINITIONS : POLYTRAUMATISÉ
- Blessé grave atteint de plusieurs lésions dont une au moins met en jeu le pronostic vital à court ou moyen terme
- Ex.: fracture de rate + fracture de jambe
[Image: Photo d'une voiture accidentée et détruite.]
L'ancienne définition d'un polytraumatisé est un patient atteint de plusieurs lésions dont une au mois met en jeu le pronostic vital. Il existe une définition plus récente : un polytraumatisé est un patient qui présente au moins deux lésions.
DÉFINITIONS : POLYFRACTURÉ
- Malade présentant «plusieurs fractures».
- Un polyfracturé peut devenir un polytraumatisé.
- Tous les polytraumatisés ne sont pas obligatoirement polyfracturés.
[Image: Schéma anatomique représentant le corps humain dans une pose similaire à l'Homme de Vitruve, avec des annotations pointant vers différentes parties du squelette.]
Un polyfracturé est un patient qui présente au moins deux fractures. Avec la nouvelle définition, un patient polyfracturé est un polytraumatisé.
Avec l'ancienne définition, un patient polyfracturé n'est pas forcément un polytraumatisé.
Un polytraumatisé n'est pas obligatoirement fracturé.
DÉCÈS DU POLYTRAUMATISÉ
-
10000 morts / an (jeunes+++)
- 50% sur les lieux de l'accident
- Par lésions cérébrales, médullaires hautes, du cœur, des gros vaisseaux.
- 30% dans les 1ères heures
- par hémorragie massive intra ou rétro péritonéale, HED ou HSD, hémopneumothorax.
- 20% dans les 1ers jours
- par syndrome infectieux, syndrome de défaillance multiviscérale.
[Image: Photo d'une ambulance des services d'urgence sur une route.]
On estime à plus de 10 000 morts par an en France liés à un polytraumatisme. La population la plus touchée est la population des jeunes adultes.
50 % des décès ont lieu sur les lieux de l'accident et sont directement dus aux lésions engendrées par le traumatisme.
30% dans l'heure qui suit l'accident, le plus souvent par état de choc hémorragique.
20 % dans les jours qui suivent, généralement à cause d'un syndrome de défaillance multiviscérale.
CHAINE DE SAUVETAGE
[Schéma : Diagramme décrivant la chaîne de sauvetage, avec les rôles (Qui), les actions (Quoi), et les lieux (Où). La chaîne comprend les premiers intervenants, les secouristes, le personnel CASU, les professionnels de santé, le transport (ambulance, hélicoptère), le service des urgences, et l'hôpital.]
La chaîne de sauvetage est l'organisation des secours en France qui s'étendent de la prise en charge d'un accidenté sur les lieux de l'accident avec les premiers secours jusqu'à la prise en charge hospitalière avec les équipes spécialisées.
ORGANISATION DES SECOURS EN FRANCE
[Image : Numéros d'urgence en France et un numéro d'urgence européen.]
En France, il existe quatre numéros d'urgences qui sont gratuits et qui permettent d'alerter les premiers secours :
– le 17 la police-secours
– le 15 le SAMU
– le 18 les sapeurs-pompiers
– le 112 l'appel d'urgence européen.
Ces équipes, une fois prévenues, vont se charger de l'organisation des secours.
ORGANISATION DES SECOURS DEUX STRATÉGIES
- “Scoop and run” → États-Unis
- Mise en condition minimale
- Réduction du temps préhospitalier
- Personnel moins qualifié
- "Stay and play" France
- Stabilisation du patient avant transfert
- Personnel + qualifié
[Image : Photo de personnel de secours avec une civière, et une autre photo de personnel du SAMU de Paris.]
Il existe deux stratégies de prise en charge en urgence.
La stratégie « Scoop and run », spécifique aux Etats-Unis, qui consiste en un transfert le plus rapide possible du patient vers une structure hospitalière.
La stratégie « Stay and play », qui est mise en place en France, qui consiste à prodiguer les premiers soins sur les lieux de l'accident, dans le but de stabiliser le patient, avant son transfert dans une structure hospitalière.
ORGANISATION DES SECOURS EN FRANCE
POMPIERS OU SAMU?
LA RÉGULATION
[Image: Personnes portant des gilets de secours SAMU et Sapeurs Pompiers]
Après avoir reçu l'appel, la régulation POMPIERS et/ou SAMU définit la gravité d'une situation et envoie en fonction des descriptions faites – l'équipe la plus adaptée à la situation.
ORGANISATION DES SECOURS EN FRANCE
POMPIERS OU SAMU?
LA RÉGULATION
[Schéma: Illustration du processus de régulation des secours, du centre d'appels (CTA/CODIS/SAMU) vers les équipes d'intervention (pompiers et SAMU)]
La régulation coordonne les différentes équipes de secours pour organiser la prise en charge la plus rapide possible et la plus adaptée.
ORGANISATION DES SECOURS EN FRANCE
POMPIERS OU SAMU?
RÉA OU SERVICE D'ACCUEIL DES URGENCES ?
[Image: Matériel médical d'urgence, une route, et une caricature de personnel médical débordé]
En fonction de sa gravité, les équipes de secours (pompiers ou SAMU) orientent le polytraumatisé vers un service d'accueil des urgences ou une réanimation. Il peut cependant y avoir des erreurs d'aiguillage.
ORGANISATION DES SECOURS EN FRANCE
ERREURS D'AIGUILLAGE
[Schéma: Comparaison entre un malade polytraumatisé arrivant aux urgences et un malade non polytraumatisé arrivant en réanimation chirurgicale]
La régulation et les équipes de secours d'urgence jouent un rôle primordial pour orienter le patient vers le service le plus adapté.
En cas de mauvais aiguillage, il existe une perte de chance, d'une part pour le polytraumatisé, avec un retard de prise en charge diagnostique et thérapeutique, d'autre part pour les équipes de secours qui perdent un temps précieux.
ÉVALUATION DE LA GRAVITÉ
[Image: Vue aérienne d'un hôpital avec son environnement]
Évaluation de la gravité.
ÉVALUATION DE LA GRAVITÉ
PREMIERS SECOURS – SMUR – HÔPITAL
- Débutée sur les lieux de l'accident
- Poursuivie par le SMUR
- Finalisée à l'hôpital
[Image: Accident de voiture avec deux véhicules impliqués sur une route.]
[Image: Véhicules de secours et personnel médical intervenant sur une scène d'accident.]
L'évaluation de la gravité est primordiale. Elle permet d'estimer si le patient est transportable ou non, et d'orienter le patient vers la structure d'accueil la plus adaptée.
La gravité du polytraumatisé pouvant évoluer au cours de la prise en charge, elle doit être constamment réévaluée par les différentes équipes.
ÉVALUATION DE LA GRAVITÉ
1. VARIABLES PHYSIOLOGIQUES
- Neurologique (score de Glasgow < 13)
- Hémodynamique (PAS < 90 mm Hg)
- Respiratoire (FR > 30, SpO2 < 90%)
[Image: Personnel médical prodiguant des soins à une personne allongée sur le sol.]
La gravité d'un polytraumatisé se définit par l'évaluation de trois urgences physiologiques avec des critères bien précis :
- neurologique (score de Glasgow < 13)
- hémodynamique (PAS < 90 mm Hg)
- respiratoire (FR > 30, SpO2 < 90 %)
ÉVALUATION DE LA GRAVITÉ
1. VARIABLES PHYSIOLOGIQUES
| Catégories | Score de Glasgow > 5 ans | Score de Glasgow 2 à 5 ans | Score de Glasgow < 2 ans |
|---|---|---|---|
| Ouverture des yeux : | 4- Spontanée <br> 3- Au stimuli verbaux <br> 2- Aux stimulis douloureux <br> 1- Pas d'ouverture | 4- Spontanée <br> 3- Au stimuli verbaux <br> 2- Aux stimulis douloureux <br> 1- Pas d'ouverture | 4- Spontanée <br> 3- Au stimuli verbaux <br> 2- Aux stimulis douloureux <br> 1- Pas d'ouverture |
| Réponse verbale: | 5- Est orienté et parle <br> 4- Est désorienté et parle <br> 3- Paroles inappropriés <br> 2- Sons incompréhensibles <br> 1- Aucune réponse | 5- Mots appropriés, sourit, fixe, suit du regard <br> 4- Mots appropriés, pleure, consolable <br> 3- Hurle inconsolable <br> 2- Gémit aux stimuli douloureux <br> 1- Aucune réponse | 5- Agit normalement <br> 4- Pleure <br> 3- Hurlements inappropriés <br> 2- Gémissements <br> 1- Aucune réponse |
| Réponse motrice: | 6- Répond aux demandes <br> 5- Localise la douleur <br> 4- Se retire à la douleur <br> 3- Flexion à la douleur (décortication) <br> 2- Extension à la douleur (décérébration) <br> 1- Aucune réponse | 6- Répond aux demandes <br> 5- Localise la douleur <br> 4- Se retire à la douleur <br> 3- Flexion à la douleur (décortication) <br> 2- Extension à la douleur (décérébration) <br> 1- Aucune réponse | 6- Mouvements spontanés intentionnels <br> 5- Se retire au toucher <br> 4- Se retire à la douleur <br> 3- Flexion à la douleur (décortication) <br> 2- Extension à la douleur (décérébration) <br> 1- Aucune réponse |
Voici le score de Glasgow.
Ce score permet d'évaluer l'état de vigilance d'un patient. Il est coté de 3 à 15.
On évalue la réaction du patient à trois ordres : l'ouverture des yeux, la réponse verbal et la réponse motrice.
ÉVALUATION DE LA GRAVITÉ
2. MÉCANISME DU TRAUMATISME (HAUTE ÉNERGIE)
- chute d'une grande hauteur (> 6 m),
- victime incarcérée ou éjectée du véhicule,
- piéton,
- motocycliste non casqué,
- importance des dégâts matériels,
-
60Km/h
- DCD à bord
[Image: Motard impliqué dans un accident grave avec sa moto endommagée à côté de lui.]
Il est important de connaître les circonstances de l'accident, afin de rechercher des critères de gravité :
- traumatisme à haute cinétique
- motard non casqué
- chute d'un lieu élevé (> 6m, > 4ème étage)
- présence de victimes décédées sur les lieux de l'accident.
ÉVALUATION DE LA GRAVITÉ
3. SÉVÉRITÉ DES 1ÈRES LÉSIONS DIAGNOSTIQUÉES
- plaie pénétrante,
- fracture de deux os long,
- brûlures associées,
- volet thoracique,
- suspicion d'atteinte médullaire,
- amputation,
- ischémie de membre,
[Image: Torse d'un homme avec une blessure par balle simulée et des brûlures.]
Hormis les critères de gravité (neurologique, hémodynamique, respiratoire), il faut rechercher des lésions à risques de complications :
- une fracture ouverte
- une brûlure du 2ème ou du 3ème degré étendue
- un traumatisme du rachis ou du bassin
- un traumatisme crânien
- une amputation traumatique
- un déficit sensitive-moteur ou une ischémie de membre
- un volet thoracique.
ÉVALUATION DE LA GRAVITÉ
4. CARACTÉRISTIQUES DU PATIENT
- âge > 65 ans,
- insuffisance cardiaque ou respiratoire,
- grossesse au 2ème et 3ème trimestre, ...
[Image: Personnel médical portant des soins à un patient couché.]
Le terrain du patient fait partie des critères de gravité :
- âge > 65 ans
- grossesse
- comorbidités cardiaques ou respiratoires
- traitements anticoagulants.
PRISE EN CHARGE HOSPITALIÈRE
LE CIRCUIT DU POLYTRAUMATISÉ
[Image: Vue aérienne d'un grand bâtiment hospitalier.]
Le circuit du polytraumatisé.
LE CIRCUIT DU POLYTRAUMATISÉ
PRISE EN CHARGE MULTIDISCIPLINAIRE
[Schéma: Groupe de personnes avec des étiquettes indiquant "Pompiers", "SAMU, réanimation", "Chirurgie", "Anesthésie", "Radiologie". Au centre "Le malade".]
La prise en charge est pluridisciplinaire. Elle fait intervenir les équipes de secours (pompiers, SAMU), les anesthésistes-réanimateurs, les radiologues, les chirurgiens et les équipes paramédicales.
LE CIRCUIT DU POLYTRAUMATISÉ
PRISE EN CHARGE MULTIDISCIPLINAIRE
[Schéma: Illustration d'un jeu de l'oie avec des images et des titres comme "SAMU, réanimation", "Pompiers", "Chirurgie", "Radiologie", "Anesthésie". Au centre "Le malade". Sur le côté, une silhouette d'un homme avec le texte "Réanimateur chirurgical = chef d'orchestre de la prise en charge".]
Toutes ces équipes se coordonnent pour aboutir à la prise en charge du malade la plus rapide et efficace possible. Le réanimateur est le chef d'orchestre de la prise en charge.
LE CIRCUIT DU POLYTRAUMATISÉ
ARRIVÉE EN RÉANIMATION CHIRURGICALE
EXAMEN CLINIQUE : BILAN INITIAL
[Image: Personnel médical travaillant sur un patient dans une salle d'opération.]
Un polytraumatisé grave est transféré par les équipes de secours en salle de réveil ou réanimation chirurgicale.
A son arrivée, il convient de réévaluer les trois urgences : neurologique, hémodynamique et respiratoire, pour apprécier sa gravité.
LE CIRCUIT DU POLYTRAUMATISÉ
EXAMEN CLINIQUE : BILAN INITIAL
- Bilan lésionnel : rapidité / exhaustivité
- Priorités :
- Atteinte des grandes fonctions vitales
- Éléments anamnestiques de gravité (cinétique, ...)
- Hémorragie
- Lutte contre l'hypothermie et la douleur
[Image: équipe médicale travaillant sur un patient ]
Le patient est examiné dévêtu. Il faut faire un bilan rapide et exhaustif des lésions.
Les équipes de secours transmettent aux équipes de réanimation les éléments concernant la gravité du polytraumatisé.
Les premiers soins ont déjà été mis en place : par exemple, lutte contre la douleur et l'hypothermie.
BILAN INITIAL
- Monitorage :
- FC, SatO2, PA
- 2 VVP bon calibre
- Ventilation : si besoin
- SNG + SU (sauf CI)
- T°
- ECG : signes indirects de contusion myocardique
- Biologie :
- HémoCue, groupage, RAI, NFSp, coag, GDSA, lactate, iono, BH, amylase, LDH, CPK+MB, troponine, alcoolémie/toxiques, ß-HCG
[Image: équipe médicale autour d'un patient ]
Le patient doit être scopé. Les constantes vitales sont prises rapidement.
Il faut mettre en place deux voies veineuses périphériques, une oxygénothérapie et, si besoin, une intubation-ventilation.
Attention, il faut s'assurer de l'absence de traumatisme du bassin ou de l'appareil urinaire avant la mise en place d'une sonde urinaire.
Un électrocardiogramme est réalisé en urgence.
Un bilan biologique, comprenant un bilan
EXAMEN CLINIQUE MÉTHODIQUE ET SYSTÉMATIQUE
- Traiter les pathologies vitales au bilan ialaire
- Obstruction des voies respiratoires
- Hémothorax massif
- Choc hémorragique
- Tamponnade cardiaque
- Pneumothorax soufflant
- Pneumothorax sous-tension
- Traiter les pathologies graves au bilan Ilaire
En priorité, il faut traiter les pathologies vitales. Exemple : un pneumothorax compressif à exsuffler ou une tamponnade cardiaque à ponctionner.
RÉANIMATION
- Détresses respiratoires
- Détresses cardio-respiratoires
- Choc = cause fréquente de décès
- Détresses neurologiques
[Image: équipe médicale travaillant sur un patient ]
Les pathologies vitales doivent être prises en charge en priorité ; il s'agit des trois urgences neurologiques, hémodynamiques et respiratoires.
BILAN OSTÉO-ARTICULAIRE
EXAMEN COMPLET
- Tout blessé doit être considéré comme étant un traumatisé du rachis
- Maintien de l'axe « tête-cou-tronc »
- Enlèvement correct du casque
- Minerve rigide systématique
- Contention des fractures :
- Attelles à dépression
- Matelas coquille (transport)
[Image: équipe médicale travaillant sur un patient ]
Une fois l'évaluation de la gravité faite et une fois le patient stabilisé, il faut faire un examen clinique complet des quatre membres et du tronc à la recherche d'une atteinte ostéo-articulaire.
Tout polytraumatisé est considéré comme un traumatisé du rachis jusqu'à preuve du contraire.
Ceci implique une immobilisation tête-cou-tronc en rectitude dans un matelas coquille et une minerve rigide, et la mobilisation du patient en monobloc.
LE CIRCUIT DU POLYTRAUMATISÉ
BILAN OSTÉO-ARTICULAIRE : EXAMEN COMPLET
- Palper tous les segments osseux
- Mobiliser toutes les articulations
- Apprécier l'état cutané
- Palper les pouls
- Examen neurologique complet
[Image: examen ostéo-articulaire]
L'examen ostéo-articulaire comprend une palpation de tous les segments osseux et de toutes les articulations à la recherche de fractures et à la recherche de complications :
- effraction cutanée
- prise des pouls périphériques (ischémie)
- examen neurologique complet (paralysie, troubles sensitifs).
LÉSIONS ASSOCIÉES
- Dernières côtes :
- foie, rate, rein, diaphragme
- Sternum :
- Cœur, trachée, vertèbre, diaphragme
- Rachis thoraco-lombaire :
- Désinsertion mésentérique, grêle
- Bassin :
- Hématome, rupture vésicale, urétrale, ...
Certaines lésions de l'appareil ostéo-articulaire doivent faire suspecter des lésions d'organe associées.
Par exemple, une fracture des côtes flottantes peut entraîner une plaie hépatique ou splénique ; une fracture du bassin peut se compliquer d'une plaie vésicale ou urétrale.
ATTENTIONS AUX LÉSIONS SILENCIEUSES
[Image: fracture mandibule et fracture rate]
- Fracture ouverte de mandibule
- Impressionnant
- Pas urgent
- Fracture de rate
- Silencieux
- Peut être mortel en cas de retard diagnostic
Attention : il faut se méfier des polytraumatisés faussement rassurant. Une fracture de rate peut être silencieuse dans un premier temps, mais la rupture de la capsule splénique dans un deuxième temps peut entraîner un état de choc hémorragique qui peut mettre en jeu le pronostic vital (cf. cours sur les traumatismes abdominaux).
A contrario, certains traumatismes impressionnants ne sont ni graves, ni urgents, comme par exemple une fracture ouverte de la mandibule.
PRISE EN CHARGE INITIALE
[Image: logo Tétanos]
- Désinfection, pansement antiseptique
- Réduction et immobilisation des fractures et des luxations
- Fractures ouvertes : ATB & VAT
- TTT rapide des fractures compliquées
- F. ouverte, plaie articulaire, menace cutanée
- Lésion vasculaire,
- Syndrome des loges, ...
Une fois que l'on s'est assuré de l'absence de signes de gravité et que l'on a monitorié le polytraumatisé, une prise en charge thérapeutique initiale doit être mise en œuvre avant la réalisation des examens d'imagerie.
Une fracture déplacée, une articulation luxée doivent être réduites et immobilisées avant la réalisation du bilan d'imagerie.
Une fracture ouverte doit être désinfectée et emballée dans un champ stérile avant la réalisation du bilan d'imagerie.
IMAGERIE
[Image: salle d'imagerie médicale]
Le bilan d'imagerie.
LE CIRCUIT DU POLYTRAUMATISÉ
IMAGERIE AU DÉCHOCAGE
- Rx thorax
- Rx de bassin
- Echo abdo
- Position des sondes
- Hémopneumothorax ou
médiastin ++, péricarde - Épanchement intra ou
rétropéritonéal ++ - Fracture bassin : SU /
hémorragie ++
[Image: A visual representation shows medical personnel operating in an emergency room setting, with a focus on surgical procedures and patient care during a critical event.]
En réanimation ou en salle de réveil, le bilan d'imagerie initial du polytraumatisé en urgence comprend :
- une radiographie du thorax de face à la recherche d'un épanchement pleural, péricardique ou médiastinal.
- une radiographie du bassin de face à la recherche d'une fracture du bassin témoignant d'un traumatisme à haute cinétique et pouvant contre-indiquer le sondage urinaire.
- l'échographie abdominale est de moins en moins pratiquée en urgence. Elle est indiquée si le patient est instable hémodynamiquement, pour rechercher une hémorragie intra ou rétro-péritonéale. Si le patient est stable hémodynamiquement, on réalisera un scanner thoraco-abdomino-pelvien avec injection de produit de contraste iodé.
LE CIRCUIT DU POLYTRAUMATISÉ
IMAGERIE AU DÉCHOCAGE
[Image: Two radiographic images are presented side-by-side. The top left shows a chest X-ray labeled "HÉMOTHORAX", with an arrow pointing to a medical image on the top right labeled "DRAINAGE", showing chest tubes inserted. The bottom left image is labeled "FRACTURE BASSIN", and the bottom right is labeled "CI AU SONDAGE URINAIRE", suggesting an imaging study related to urinary catheterization.]
Ici, nous avons l'exemple d'une radiographie du thorax de face qui montre un hémothorax gauche avec la présence d'une opacité qui masque le parenchyme pulmonaire et la coupole diaphragmatique. La radiographie du thorax a permis au réanimateur de poser l'indication à réaliser un drainage thoracique en urgence.
Autre exemple, avec une radiographie du bassin de face qui montre une disjonction de la symphyse pubienne. La radiographie du bassin de face a permis d'éviter un sondage urinaire dangereux.
LE CIRCUIT DU POLYTRAUMATISÉ
IMAGERIE QUAND LE PATIENT EST STABILISÉ
[Image: A patient is being transported on a gurney into a hospital building. Another image shows a diagram of a hospital floor plan with various departments labeled, including "Réveil" (Recovery) and "SAU" (Emergency Department).]
Une fois le patient stabilisé, il peut être transféré en radiologie pour réaliser les examens d'imagerie de base du polytraumatisé (scanner thoraco-abdomino-pelvien), mais aussi les examens spécifiques à chaque patient (exemple : une radiographie de l'avant-bras). Ces transferts sont potentiellement dangereux car les différents postes (SAU, réanimation, radiologie) sont éloignés.
LE CIRCUIT DU POLYTRAUMATISÉ
IMAGERIE : TDM THORACO-ABDOMINO-PELVIEN INJECTÉ
[Image: A group of medical professionals are gathered around a computer displaying medical images, likely CT scans, in a radiology department. Another image shows a CT scanner machine with a patient on the table.]
Les appareils tomodensitométriques (scanners) étant devenus faciles d'accès, le scanner thoraco-abdomino-pelvien avec injection de produit de contraste iodé est devenu l'examen d'imagerie de référence du polytraumatisé.
LE CIRCUIT DU POLYTRAUMATISÉ
IMAGERIE : RX STANDARDS
[Image: A series of X-ray images showing fractures of long bones, including a femur and a wrist.]
Hormis les examens d'imagerie de base du polytraumatisé, il ne faut pas oublier les examens d'imagerie complémentaire spécifique à chaque patient.
Par exemple, ici, avec un patient qui présentait une déformation au niveau de la cuisse droite et du poignet droit pour lesquels ont été réalisées une radiographie du fémur droit de face et de profil, ainsi qu'une radiographie du poignet droit de profil.
Polytraumatisme potentiel
[Schéma: Algorithme de décision pour le polytraumatisme, partant de "instable" ou "stable", avec des options comme chirurgie de sauvetage, radiologie interventionnelle, TDM, et examens d'imagerie initiaux.]
Dans certaines situations d'urgence, où le patient n'est pas stable sur le plan hémodynamique et où le pronostic vital est engagé, on peut être amené à se passer des examens d'imagerie de base du polytraumatisé pour réaliser soit une chirurgie de sauvetage, soit un geste d'artério-embolisation en radiologie interventionnelle pour contrôler un saignement actif.
LE CIRCUIT DU POLYTRAUMATISÉ : CHIRURGIE OU RADIOLOGIE INTERVENTIONNELLE
[Image: Personnel médical en salle d'opération]
Le choix entre chirurgie de sauvetage et radiologie interventionnelle dépendra du type de lésions, de l'organe atteint et du geste d'hémostase à effectuer. Par exemple, une disjonction de l'articulation sacro-iliaque est plus accessible à un geste d'artério-embolisation car une chirurgie ouverte risquerait d'entraîner le décès par hémorragie. A contrario, une plaie d'un gros vaisseau est plus accessible à une chirurgie de sauvetage car un geste d'artério-embolisation ne suffira pas à contrôler le saignement.
NOTION DE PRISE EN CHARGE : QUEL ORDRE DE PRIORITÉ?
[Image: Illustration stylisée de coureurs avec des domaines médicaux étiquetés autour d'eux : CMF, Chirurgie viscérale, Chirurgie vasculaire, Chirurgie plastique, Orthopédie, Neuro-chirurgie, Urologie, Chirurgie cardio-thoracique.]
Une fois le patient stabilisé et les lésions mettant en jeu le pronostic vital prises en charge, dans quelle ordre faut-il effectuer les différentes prises en charge chirurgicales ?
NOTION DE PRISE EN CHARGE : QUEL ORDRE DE PRIORITÉ?
[Image: Silhouette d'une personne avec des zones de priorité indiquées.]
- Décision multi-disciplinaire
- Chirurgies urgentes
- Evacuation d'un HIC
- Hémostase vasculaire périphérique
- Thoracotomie, laparotomie exploratrice
- Angiographie thérapeutique lombo-pelvienne
- Délabrement majeur de membre
Il n'y a pas de consensus. La décision est prise de façon pluridisciplinaire. On respecte la logique de l'urgence. Les chirurgies urgentes sont, en général, la neurochirurgie pour les traumatismes crâniens, la chirurgie vasculaire en cas d'ischémie aiguë, la chirurgie abdominale en cas de tableau d'abdomen chirurgical aigu, et la chirurgie orthopédique, en cas de traumatisme médullaire ou de délabrement majeur d'un membre.
SURVEILLANCE INFIRMIÈRE
[Image: Infirmière souriante regardant la caméra, avec d'autres personnes en arrière-plan dans un environnement médical.]
Rôle de l'IDE dans la surveillance d'un polytraumatisé.
SURVEILLANCE INFIRMIÈRE
L'examen clinique d'un patient polytraumatisé se modifier RAPIDEMENT
→ SURVEILLANCE RAPPROCHÉE
- Grandes fonctions :
- Neurologique (score de Glasgow),
- Hémodynamique (PAS),
- Respiratoire (FR, SpO2).
- Signes de choc :
- Cardiogénique
- Hypovolémique
- Sondes, pansement :
- Hémorragie
- Diurèse, bullage du drain pleural, etc.
L'état de santé d'un patient polytraumatisé peut se dégrader rapidement. Il nécessite donc une surveillance rapprochée.
Il faut en permanence rechercher les signes de gravité neurologique (Score de Glasgow), hémodynamique (pression artérielle, fréquence cardiaque, électrocardiogramme), et respiratoire (fréquence respiratoire, saturation en oxygène).
Le patient doit être scopé en permanence pour permettre la détection rapide d'un état de choc hypovolémique ou cardiogénique.
Il ne faut pas oublier de surveiller les différentes sondes ou drains à la recherche d'une mauvaise évolution. Par exemple, l'apparition dans un second temps d'une hématurie sur un sondage urinaire.
CONCLUSION
- Prise en charge multi-disciplinaire coordonnée par le réanimateur
- Prise en charge méthodique et systématique
- L'attitude chirurgicale doit être adaptée au polytraumatisme (pas “comme d'habitude”)
En conclusion, la prise en charge d'un polytraumatisé est une prise en charge multidisciplinaire qui est coordonnée initialement par la regulation des premiers secours puis une fois arrivé à l'hôpital par le médecin réanimateur. Pour être efficace, la prise en charge doit être méthodique et systématique. L' attitude chirurgicale sera différente pour chaque polytraumatisé, Il faut donc savoir s'adapter.
[Image: Bâtiment de l'hôpital avec des logos d'institutions : EFS, Unité d'ingénierie et de thérapie cellulaire, UPEC, Faculté de médecine, Henri Mondor, Orthopédie, Traumatologie, Chirurgie du rachis]
Merci.
PROCESSUS TRAUMATIQUES – POLYTRAUMATISÉS – POLYFRACTURÉS
Pr. C.H. Flouzat-Lachaniette, C.H.U. Henri Mondor, Créteil.
Orthopédie, Traumatologie, Chirurgie du Rachis.
DOCUMENTS DE RÉFÉRENCE
PPT des cours et le livre « Les Essentiels en IFSI - UE 2.4 Processus traumatiques » de Katy Le Neures.
PLAN
Définitions/généralités, organisation des secours en France, circuit du polytraumatisé, prise en charge, et surveillance IDE.
DÉFINITIONS, GÉNÉRALITÉS
DÉFINITIONS : POLYTRAUMATISÉ
Anciennement : patient avec plusieurs lésions dont une met en jeu le pronostic vital. Nouvelle définition : patient présentant au moins deux lésions. Exemple : fracture de rate + fracture de jambe.
DÉFINITIONS : POLYFRACTURÉ
Malade avec plusieurs fractures. Un polyfracturé est un polytraumatisé selon la nouvelle définition, mais un polytraumatisé n'est pas obligatoirement polyfracturé.
DÉCÈS DU POLYTRAUMATISÉ
Plus de 10 000 morts/an en France (jeunes+++).
- 50 % sur place (lésions cérébrales, médullaires hautes, cardiaques, vaisseaux majeurs).
- 30 % dans les premières heures (hémorragie massive, HED, HSD, hémopneumothorax).
- 20 % dans les premiers jours (syndrome infectieux, SDMV).
ORGANISATION DES SECOURS EN FRANCE
CHAINE DE SAUVETAGE
Organisation des secours, des premiers intervenants sur site jusqu'à la prise en charge hospitalière spécialisée.
NUMÉROS D'URGENCE
17 (Police-secours), 15 (SAMU), 18 (Pompiers), 112 (européen).
STRATÉGIES
- "Scoop and run" (USA) : Conditionnement minimal et transfert rapide vers l'hôpital, personnel moins qualifié.
- "Stay and play" (France) : Stabilisation sur place avant transfert, personnel plus qualifié.
RÉGULATION (POMPIERS OU SAMU)
La régulation coordonne l'envoi de l'équipe la plus adaptée selon la description de la gravité. Elle oriente ensuite vers un service d'accueil des urgences (SAU) ou une réanimation.
ERREURS D'AIGUILLAGE
Un mauvais aiguillage entraîne une perte de chance diagnostique et thérapeutique pour le polytraumatisé, et une perte de temps pour les secours.
ÉVALUATION DE LA GRAVITÉ
L'évaluation est constante, débutant sur les lieux de l'accident, poursuivie par le SMUR, et finalisée à l'hôpital. Elle détermine la transportabilité et la structure d'accueil.
1. VARIABLES PHYSIOLOGIQUES
- Neurologique : Score de Glasgow < 13.
- Hémodynamique : PAS < 90 mm Hg.
- Respiratoire : FR > 30, SpO2 < 90 %.
Le Score de Glasgow évalue la vigilance via l'ouverture des yeux, la réponse verbale et motrice (coté de 3 à 15).
2. MÉCANISME DU TRAUMATISME (HAUTE ÉNERGIE)
Critères incluant : chute > 6 m, victime incarcérée/éjectée, piéton, motard non casqué, dégâts matériels importants, vitesse > 60 Km/h, ou présence de Décès sur Zone (DCD) à bord.
3. SÉVÉRITÉ DES 1ÈRES LÉSIONS DIAGNOSTIQUÉES
Lésions à risque : plaie pénétrante, 2 fractures d'os longs, brûlures associées, volet thoracique, suspicion d'atteinte médullaire, amputation, ischémie de membre.
4. CARACTÉRISTIQUES DU PATIENT (TERRAIN)
Âge > 65 ans, grossesse (2ème/3ème trimestre), insuffisances cardiaques ou respiratoires, traitements anticoagulants.
PRISE EN CHARGE HOSPITALIÈRE : LE CIRCUIT DU POLYTRAUMATISÉ
PRISE EN CHARGE MULTIDISCIPLINAIRE
Elle implique secours, anesthésistes-réanimateurs, radiologues, chirurgiens et équipes paramédicales. Le réanimateur chirurgical est le chef d'orchestre.
ARRIVÉE EN RÉANIMATION CHIRURGICALE : BILAN INITIAL
Réévaluation des 3 urgences (neurologique, hémodynamique, respiratoire). Examen dévêtu pour un bilan lésionnel rapide et exhaustif, en priorisant la lutte contre l'hypothermie et la douleur.
MONITORAGE & PRÉLÈVEMENTS
Installation : FC, SatO2, PA, 2 VVP de bon calibre, oxygénothérapie/ventilation si besoin (SNG/SU après vérification pelvienne/urinaire). ECG et bilan biologique complet (incluant lactate, groupage, coag, etc.).
TRAITEMENT DES PATHOLOGIES VITALES (BILAN IN-ITIAL)
Priorité aux détresses respiratoires/cardio-respiratoires (choc) et neurologiques. Exemples : exsufflation pneumothorax compressif, ponction tamponnade cardiaque.
BILAN OSTÉO-ARTICULAIRE (EXAMEN COMPLET)
Tout blessé est considéré comme traumatisé du rachis jusqu'à preuve contraire : maintien axe tête-cou-tronc avec minerve rigide et immobilisation (matelas coquille). Examen systématique des segments osseux et articulations, palpation des pouls, examen neurologique complet.
LÉSIONS ASSOCIÉES
Certaines fractures impliquent des lésions organiques : côtes flottantes (foie/rate/rein), sternum (cœur), bassin (vésicale/urétrale).
ATTENTION AUX LÉSIONS SILENCIEUSES
Se méfier des diagnostics faussement rassurants (ex: fracture de rate, initialement silencieuse, peut devenir mortelle par choc hémorragique). Par contraste, certaines lésions impressionnantes sont peu urgentes (ex: fracture ouverte mandibulaire).
PRISE EN CHARGE INITIALE THÉRAPEUTIQUE (Avant imagerie)
Désinfection/pansement antiseptique, réduction/immobilisation des fractures et luxations. Fractures ouvertes nécessitent ATB et VAT. Traitement rapide des fractures compliquées (vasculaire, menace cutanée, syndrome des loges).
IMAGERIE AU DÉCHOCAGE (Patient instable)
- Rx thorax (hémopneumothorax, médiastin).
- Rx bassin (fracture, contre-indication SU).
- Échographie abdominale (recherche Hémorragie, moins pratiquée si stable).
Si patient stable, TDM thoraco-abdomino-pelvien injecté. Exemple : Rx thorax pour hémothorax nécessitant drainage ; Rx bassin pour éviter sondage urinaire dangereux.
IMAGERIE POST-STABILISATION
Transfert en radiologie pour TDM thoraco-abdomino-pelvien de référence. Examens spécifiques (Rx membres) complémentaires si besoin.
POLYTRAUMATISME POTENTIEL : CHIRURGIE OU RADIOLOGIE INTERVENTIONNELLE
Si le patient est instable et le pronostic vital engagé, on peut sauter l'imagerie de base pour une chirurgie de sauvetage ou une artério-embolisation (radiologie interventionnelle) pour contrôler un saignement actif (choix selon la lésion, ex: embolisation pour disjonction sacro-iliaque, chirurgie pour plaie gros vaisseau).
NOTION DE PRISE EN CHARGE : QUEL ORDRE DE PRIORITÉ ?
Décision multidisciplinaire selon la logique de l'urgence.
Chirurgies urgentes : Neurochirurgie (HIC), chirurgie vasculaire (ischémie aiguë), chirurgie abdominale (abdomen aigu), chirurgie orthopédique (atteinte médullaire ou délabrement majeur de membre).
SURVEILLANCE INFIRMIÈRE (IDE)
L'état du polytraumatisé évolue vite, exigeant une surveillance rapprochée et constante.
Vérifier en permanence les fonctions vitales (Glasgow, PA/FC, FR/SpO2) et chercher les signes de choc (cardiogénique/hypovolémique). Surveiller sondes et drains (recherche d'hémorragie, bullage pleural).
CONCLUSION
La prise en charge est multidisciplinaire, coordonnée par le réanimateur. Elle doit être méthodique et systématique, avec une attitude chirurgicale adaptée au polytraumatisme.